HARRY STYLES LANCE PLEASING : COUP MARKETING OU DE GÉNIE?

Temps de lecture: 3 minutes

Ai-je encore besoin de vous le présenter ? Si nous nous fréquentons depuis un petit moment vous et moi, cela ne fait aucun doute: The Fashion Publicist est autant un support qui va traiter de la publicité de la mode qu’une page fan non-assumée de l’ancien membre des One Direction. Et pour ceux qui nous rejoignent, notre histoire d’amour commence ici.

C’est donc en Novembre dernier, en pleine tournée aux USA – oui, parce que là-bas, ses concerts ont bien lieu, pas comme en France – qu’Harry Styles, devenu une figure incontournable de la Mode et aussi un peu de la Musique, a lancé Pleasing.

Pleasing, les barrières de l’inclusion repoussées ? 

En quelques mots, Pleasing, c’est une marque de cosmétiques (et de sweatshirts), inclusive, pour tou.te.s. On pourra donc constater sur la page Instagram de la marque, la séance manucure du chanteur. Parce que OUI, en 2021 – et maintenant 2022 – les hommes portent du vernis, et c’est cool. Aussi, Pleasing est vegan. Et biodégradable. Et sans parabènes. Et surtout non testé sur des animaux. Voilà, c’est presque ainsi que je pourrai terminer cet article, tant les arguments me manquent. En soi Harry Styles, c’est déjà une marque à lui tout seul, non ? Lancer sa propre ligne de cosmétiques lorsqu’on est une célébrité, n’est pas faire dans l’originalité. Lady Gaga, Selena Gomez, Pharrell, Rihanna… Harry please, montre-nous ton benchmark¹. 

@pleasing on Instagram

Coup de pub ou coup de génie ?

Si on se penche sur l’aspect marketing de la chose en revanche, ou plutôt le coup de communication qui l’accompagne, là c’en devient intéressant. Le jour où le voile s’est levé sur Pleasing, Harry Styles est en une du célèbre Dazed (photo ci-dessous), un mensuel britannique un brin provocateur qui portrait le chanteur en Haute Couture, dans des tenues assimilées au vestiaire féminin. Et c’est un attrait du personnage désormais: abattre la masculinité toxique à coup de mélange des genres. OK, on adore. Mais c’est tout ?

Si je puis me permettre d’être un tantinet critique: l’ADN de marque aurait dû prendre toute sa place avec plus de profondeur, d’authenticité, surtout qu’il s’agit d’un pure player². L’enjeu est donc de taille pour susciter l’acte d’achat. On s’attendait presque à un Glossier 2.0, qui briserait radicalement les tabous et ne serait pas une marque de plus, un raz-de-marée dans ce domaine hyper concurrentiel qu’est la beauté, mêlant convictions et communication bien ficelée. Ce qui nous manque donc terriblement ici, c’est un véritable storytelling, le « pourquoi » son fondateur a décidé de porter ce projet, telle une Rihanna révolutionna la beauté avec la promesse de convenir à toutes les couleurs de peau. Ce qu’on appelle dans le jargon, une raison d’être. J’en viendrais presque à croire que Dazed s’est appuyé sur Pleasing pour lancer son numéro mensuel, et non l’inverse. Ça partait d’un bon sentiment et plouf.

Harry, on t’adore, mais sort plutôt un nouvel album stp.

Lexique :

  • ¹benchmark: Analyse des produits et pratiques d’entreprises concurrentes.
  • ²pure player: une entreprise vendant uniquement online.

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